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HISTOIRE SUCCINTE DU DOMAINE ET DU CHÂTEAU
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animlaz
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MessagePosté le: 13 Jan 2007, 23:28    Sujet du message:   HISTOIRE SUCCINTE DU DOMAINE ET DU CHÂTEAU Répondre en citant

HISTOIRE DU DOMAINE

Arrière-fief de la baronnie de Laz, le château de Trévarez fut considéré, dès le xviéme siècle, comme le principal manoir de cette seigneurie qui passa par mariage des Guerguorlay aux Montfort, aux Laval et aux La Trémoille, avant d’être vendu en 1561. Par lettres patentes de 1576, le roi Henri III réunissait les seigneuries de Laz, de La Roche-Helgomarc’h (en Saint Thois) et de Botiguigneau (en Châteauneuf-du-Faou) pour les ériger en marquisat de la Roche en faveur de l’un de ses courtisans, Troïlus de Mesgouez. Originaire de Ploumoguer en Léon, le nouveau marquis de la Roche avait été successivement page à la cour de Catherine de Médicis et gouverneur de Morlaix avant d’être nommé vice-roi de Terre-Neuve en 1578 prisonnier de Mercœur sous la Ligue, il essaya en vain de s’emparer de Ouessant en 1596 et l’année suivante obtint de Henri IV le titre de lieutenant général pour la conquête du Canada. Il laissa son nom au lac Troïlus, dans le Nord-Est du Canada.

Jusqu’à la Révolution française, le marquisat de La Roche conserva sa justice, son administration, ses finances, ses usages particuliers.
Possédé en 1486 par un certain Jehan Droniou, le manoir fut saisi féodalement en 1623 sur les héritiers de Jean de Leinlouet par Anne de Coatenezre, marquise le La Roche, nièce de Troïlus de Mesgouez et épouse de Charles de Kernezne qui avait apprécié les nouveautés de la Renaissance au cours de voyages en Italie. Désormais le manoir de Trévarez sera conservé dans le domaine utile par ses successeurs qui en feront leur résidence ordinaire.
Parmi ceux-ci Charles Il de Kernezne, mort en 1677, fut gouverneur de Quimper. Sa femme Robine de Marbeuf (ou sa belle-fille Anne de Robien) hanta le vieux manoir après sa mort. Surnommée Ar Ionkerez coz (la vieille goulue), elle y revenait la nuit et faisait tant de vacarme qu’elle rendait la maison inhabitable. Il fallut le concours du recteur de Laz et de son bedeau pour la métamorphoser en chien et la précipiter au milieu des éléments déchaînés dans les gouffres infernaux.
Jean-Louis de Kernezne, marquis de la Roche (1692- 1737) prit part à la conjuration de Pontcallec en 1720 et manqua d’en être la victime. Sa veuve Françoise de Lescouet lui survécut de longues années et, en 1765, fut embastillée, puis exilée à Moulins pour avoir lutté avec le Parlement de Bretagne contre le duc d’Aiguillon et les prétentions royales.

A la mort de la dernière des Kernezne en 1759, Trévarez passa à une nièce, Marie Aude du Chatel, veuve de Hugues Huchet de La Bédoyère et aïeule de Charles Félix du Bot du Grégo. Celui-ci était homme de son temps, franc-maçon, bibliophile et endetté, il mourut en 1812.
Sa fille, Louise du Bot du Grégo, est connue sous le nom de «petite Louise » elle épousa en premières noces Antoine d’Amphernet du Pont Bellanger qui succomba dans les guerres de la Chouannerie. Elle se rendit célèbre par ses amours avec Hoche et son état-major avant de convoler en l’an VI avec le général Bonté qu’elle suivit en Dalmatie.
En 1810, le préfet du Finistère la jugeait ainsi «madame Bonté a été extrêmement vive, extrêmement aimable et jolie. Elle a du caractère et a figuré parmi les héroïnes de la chouannerie. Agée de 40 ans elle est encore belle et aimable », et le père de Laennec le médecin lui rimait cette chansonnette

« Dans les beaux jours de ma jeunesse
Je me suis senti quelques faiblesses
pour la beauté »

« Devenu vieux, je suis plus sage.
je n’offre aujourd’hui mon hommage
qu’a la Bonté »


Michel Louis d’Amphernet de Pont Bellanger, petit-fils de Louise vendit le 25 juillet 1845 pour 600.000 F. aux frères François et Louis Montjarret de Kerjégu, négociants à Brest, « Les manoirs et bâtiments de services, terres et dépendances du château de Trévarez, les métairies, domaines et tous les droits immobiliers quelconques qu’il possédait tant dans les communes de Saint-Goazec, Laz et Spézet (Finistère) que dans celles de Roudouallec et Guiscriff (Morbihan) », soit 2.022 hectares.

Tout en mettant en valeur le domaine de Trévarez, les Kerjégu se consacraient à la chose publique. Déjà le père des acheteurs était député des Côtes-du-Nord. Louis (1812-1880) fut conseiller général du Finistère, fondateur de la ferme école de Trévarez, maire de Saint-Goazec, président de la Société d’Agriculture de Brest et député en 1876. François (1809-1882) conseiller municipal de Brest, président du Tribunal et de la Chambre de Commerce de Brest se fit élire conseiller général puis président du Conseil Général du Finistère, député en 1869, sénateur en 1876 il était également membre de la Société des Agriculteurs de France et des Conseils Supérieurs des Haras et de l’Agriculture. Son fils James de Kerjégu (1846-1908) remplit également les mandats de président du Conseil Général du Finistère, et en 1889 de député il maria sa fille Françoise à Henri Ferroné de la Ferronnays (1876-1946) député de la Loire-Atlantique en 1911, conseiller général de ce département puis président du Conseil Général en 1931.

Lorsqu’en 1958 mourut sans descendant la marquise de la Ferronnays, ses neveux Octave et Pol de Ganay héritèrent du domaine de Trévarez dont ils ne tardèrent pas à céder la partie principale au département du Finistère.

LES BÂTIMENTS

Un dessin de 1833 nous restitue l’ancien manoir de Trévarez, modifié au XIX iéme siècle, modernisé en 1960 et transformé aujourd’hui en ferme expérimentale de la Chambre d’Agriculture.
C’était un bâtiment du XVII° siècle aux nombreuses lucarnes étagées. En 1776, Charles du Bot du Grégo aurait aimé remplacer ce vieux bâtiment par un château moderne il s’adressa à un ingénieur des Ponts et Chaussées, Pierre Joachim Besnard, architecte de la tour Saint-Louis de Brest, de l’église de Plouzané, de Saint-Martin de Morlaix. «J’ai été vingt jours, confie celui-ci à un ami, dans la forêt de Laz, et je suis retourné à Trévaré chez Monsieur du Grégo pour faire des projets d’un château de vingt trois toises trois pieds de façade » (40 m. environ)

Ce projet fut repris magnifiquement par James de Kerjégu qui, de 1894 à 1906, édifia le «château rose » en granit de Kersanton et briques à parements sur un roc dominant le domaine. L’importance du bâtiment et la richesse de son architecture et de ses sculptures se retrouvaient à l’intérieur où rien ne laissait à désirer dans le confort et le luxe des installations et du mobilier. Le pavillon sud-est était réservé aux appartements des propriétaires et services généraux, le bâtiment central à la réception et au logement des résidents et au personnel attaché à ceux-ci. Le pavillon du salon, à l’ouest, à la réception et aux appartements d’honneur. Sur les six étages du bâtiment, desservis par quatre escaliers, un ascenseur et un monte-charge, on ne comptait pas moins d’une centaine de pièces, dont 44 chambres. A la veille de la guerre de 1939, le château renfermait près de 450 chaises, 150 fauteuils et 15 canapés ou banquettes, la plupart de style. Dans la lingerie, on dénombrait 98 douzaines de torchons et 35 douzaines de tabliers blancs ou bleus pour le personnel de service.
Cinquante-quatre entreprises différentes avaient travaillé sous la direction de l’architecte Dessaleurs à la réalisation de cette œuvre incroyable dont le coût total (avec les dépendances) s’éleva, en 1906, à près de cinq millions, soit plus d’un milliard et demi de nos anciens francs, compte non tenu de l’accroissement du prix de la main-d’œuvre.
James de Kerjégu avait épousé la fille d’un banquier suisse, Laure de Habert, veuve en premières noces d’Octave de Béhague. Les deux filles issues de son premier mariage avaient hérité de leur père le somptueux château de Courance (Essonne) «embelli », à la fin du XIXiéme siècle, d’escaliers, de lucarnes ornées, d’épis et de cheminées. Le second mari de Laure de Habert ne pouvait faire moins pour sa propre fille, et consacra une partie de sa fortune et de celle de sa femme à l’édification du château de Trévarez. Ne disait-on pas alors qu’il le destinait aussi à en faire la résidence secondaire du président de la République puisque, député républicain modéré, il formait l’espoir d’être élu un jour à la tête de l'état, la fière silhouette de Courance, ses hautes toitures, son architecture de pierre et de brique ont, à n’en pas douter, inspiré l’architecte de Trévarez.
Le président du Conseil Général du Finistère, James de Kerjégu ne put inaugurer à Quimper, le 30 août 1909, le nouveau bâtiment de la préfecture. Il était décédé quelques mois auparavant. Mais en examinant le corps de logis de style pseudo gothique Louis XII, édifié de 1906 à 1909, on ne peut s’empêcher de penser, que l’architecte quimpérois Adolphe Vally trouva à Trévarez les motifs de décoration, de sculpture, de conception même de la préfecture du département.

Le dimanche 30 juillet 1944, au lendemain d’une grande réception, le château qui servait de centre de repos aux troupes de la Kriegsmarine, fut bombardé par la Royal Air Force britannique, puis saccagé et pillé. Les dommages étaient évalués en 1955 à près de 330 millions. A la vue des dégâts, le marquis de la Ferronnays écrivait «pauvre Trévarez. Le château me paraît coupé en deux à la hauteur du second escalier et de la salle bretonne du premier. Quels dégâts partout ailleurs! Combien de meneaux, de sculptures brisées. La belle œuvre réalisée par mon beau-père est souillée. Je croyais que les sculptures dans le granit défieraient les siècles et attesteraient la valeur d’une main-d’œuvre maintenant disparue » Le «château rose » n’avait pas duré 40 ans

LE PARC INITIAL :
Dans le même temps où était construit le nouveau Trévarez, était aménagé le parc et édifiées de nombreuses dépendances, la grande fontaine dédiée à la chasse et à la pêche, les fastueuses écuries au sommet desquelles triomphe une tête de cheval entourée de guirlandes... En ce domaine aussi, la grandeur et l’inspiration étaient venues de Courance.

Au Nord, sous le château, le circuit de promenade fait découvrir une charmante fontaine de 1700 (Fontaine Saint Hubert) et laisse apercevoir près de l’ancien manoir la belle chapelle de Saint-Hubert. Remplaçant un édifice du XVI° siècle dédié à Notre-Dame, elle fut construite en 1699 par Luc de Kernezne et Anne de Robien sa femme. La façade occidentale est surmontée d’un délicat clocher sculpté à dômes. Dans la chapelle, furent enterrés Louise du Bot (1826) et son mari le général Bonté (1836) En 1854, leurs restes furent transférés au cimetière de Saint-Goazec avec les deux superbes monuments en marbre blanc et leurs précieuses inscriptions. Seul celui du général est encore présent dans ce cimetière. Un arbre, tombant pendant une tempête, pulvérisa la tombe de Louise du Bot. Ses restes sont enterrés anonymement à Saint Goazec.

LES ORIGINES DU NOM :

Le véritable nom devait s’orthographier Trévaré, que l’on trouve dans les archives dès le XV° siècle et qui représente la prononciation actuelle. La forme fautive de Trévarez n’apparaît dans les documents qu’en 1739 adoptée par Ogée dans son dictionnaire historique et géographique de Bretagne dédié à la Nation bretonne (1778), elle devint par la suite l’orthographe officielle.

LE PARC ET LES JARDINS

Le Parc Départemental de Trévarez est situé sur le versant nord des Montagnes Noires, face à la dépression du Bassin de Châteaulin, ici bordée au sud par l’Aulne. Son altitude varie de 120 à 180 m. et son exposition au Nord-Ouest lui vaut une pluviosité annuelle qui dépasse 130 centimètres. Accrochant les brouillards et les nuages bas, il conserve en permanence un degré hygrométrique élevé et des températures plus fraîches que celles de la vallée.
Il en résulte un climat favorable à la prairie qui s’étend sur les bons sols schisteux de la partie la plus basse, et à la forêt qui occupe au sud les hauteurs gréseuses jusqu’aux calottes de quartzite couvertes de landes de la Montagne Noire.

La forêt spontanée occupe la partie ouest et Nord du Parc. Il s’agit d’une futaie provenant du vieillissement d’un taillis de chêne pédonculé, hêtre et bouleau, dû lui-même à l’action de l’homme sur la chênaie - hêtraie acidophile atlantique originelle y sont également représentés le sorbier des oiseleurs, le noisetier, le houx et la bourdaine avec un sous-étage épars de fougère, de myrtille et de luzule. Des espèces sub-spontanées s’y sont installées, notamment le châtaignier, le frêne, l’érable sycomore et le tilleul, ainsi qu’un certain nombre de résineux, tels le sapin de Normandie parfois envahissant. Par suite de l’acidité du sol, les feuilles mortes s’accumulent en épaisse couche d ‘ humus, et l’humidité de l’air permet aux mousses et à certaines fougères de s’installer jusque sur les grosses branches des arbres d’où pendent les grises touffes des lichens.
Le vieillissement de certaines parties du massif nécessite dès maintenant leur coupe par placeaux et leur replantation par un mélange de chênes et de hêtres, les autres essences se réintroduiront spontanément.
La partie Est du Parc, très remaniée par les introductions d’exotiques, avait été conçue au début du siècle, comme une sorte de jardin à l’anglaise qui aurait associé des arbres de l’ancienne futaie aux plantations d’espèces ornementales diverses. Après 25 ans d’abandon, elle reprend progressivement cet aspect.

Parmi les grands feuillus introduits, on note de très beaux tulipiers de Virginie, des tilleuls argentés, des érables variés, dont l’érable à sucre canadien, des chênes de Hongrie et d’Amérique et de beaux ormes dans les parties basses.

Pour les résineux, on découvrira notamment, au hasard des 12 kilomètres d’allées et sentiers, en plus des ifs sub-spontanés, de très beaux sapins pectinés, des cèdres de l’Atlas, des Douglas, des pins (sylvestres, de Riga, Laricios, de Monterey), des cyprès de Lawson, des thuyas et thuyopsis, des cryptomérias et de très gros séquoias près du château.

Il y a d’abord la très précoce andromède dont les grappes odorantes fleurissent dès la fin de février, puis les rhododendrons éclatants dont la variété botanique (rh. pontique) envahit les sous-bois et dont de très beaux sujets greffés bordent les allées ensuite, les azalées qui végètent à Trévarez comme dans leur pays d’origine, les camélias romantiques épars dans les sous-bois et les hortensias bleus ou roses, parure estivale du Parc quand les autres fleurs sont passées. L’introduction progressive de variétés nouvelles d’azalées, rhododendrons et camélias, doit permettre de constituer prochainement à Trévarez la plus belle collection continentale de ces arbustes dans le cadre doux et majestueux entourant le château, tout près du milieu naturel soigneusement conservé dans la futaie feuillue de l’ouest ou du nord. Trois cents variétés de chacune de ces espèces, dont beaucoup sont déjà en culture dans l’ancien potager, seront plantées en plusieurs exemplaires au cours des prochaines années. Mais ce sont les arbustes ornementaux acidophiles, dits «de terre de bruyère », qui constituent la plus belle parure de cette partie du domaine.


Ferme école de Trévarez/Kergoazec

Par arrêté du Ministre de l’Agriculture du 22 décembre 1847, fut créée à Trévarez, sous la direction de Louis de Kerjégu, une ferme école « destinée à former de bons chefs de culture, contremaîtres ruraux, en un mot des agents éclairés propres à hâter le progrès de l’agriculture locale » L’instruction y était essentiellement pratique. Le rayonnement de la ferme école fut considérable pour le développement agricole de la région en donnant l’exemple des défrichements, de l’irrigation, du croisement des espèces, de la culture des plantes fourragères.



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